La prise en charge ORL des TROS
Pédiatrie Ambulatoire n°330 janvier-mars 2026
Publié le 23.03.2026
par Léa Distinguin
D’après une communication du docteur Léa Distinguin, ORL libérale à Bordeaux. Congrès AFPA de la Rochelle. Juin 2025
L’ORL constitue fréquemment le point d’entrée dans la prise en charge du trouble respiratoire obstructif du sommeil (TROS) de type 1 chez l’enfant.
Les enfants sont adressés par le médecin généraliste, le pédiatre ou le pneumo-pédiatre, le médecin du sommeil, et de plus en plus souvent par les chirurgiens-dentistes.
Afin de simplifier le raisonnement diagnostique et thérapeutique ORL, je vous présente ici quatre grands profils de TROS :
- Le syndrome d’apnées–hypopnées obstructives du sommeil (SAHOS) clinique franc,
- Le TROS léger et/ou l’enfant ventilateur buccal,
- Le SAHOS résiduel,
- Le SAHOS traité par pression positive continue (PPC).
Le SAHOS clinique franc
Diagnostic clinique
Le SAHOS clinique franc se traduit principalement par des ronflements intenses et permanents, associés à des pauses respiratoires et/ou des reprises inspiratoires bruyantes entendues par l’entourage.
D’autres symptômes peuvent être présents (sueurs nocturnes, énurésie, réveils…), constituant un faisceau d’arguments complémentaires.
Le retentissement diurne complète le tableau clinique : fatigue, difficultés scolaires, émotionnelles et/ou comportementales.
L’examen ORL recherche en priorité une hypertrophie des amygdales palatines et/ou des végétations adénoïdes.
La nasofibroscopie fait pleinement partie du bilan, car elle permet une exploration dynamique et exhaustive des différents sites potentiellement obstructifs : fosses nasales (rhinite allergique, déviation septale), nasopharynx (végétations), oropharynx (amygdales, base de langue) et pharyngo-larynx (épiglotte). Cet examen ne nécessite ni jeûne, ni anesthésie. Un conditionnement adapté, avec des explications préalables à l’enfant et à ses parents, permet le plus souvent un bon déroulement.
Lorsque la nasofibroscopie n’est pas réalisable, une radiographie du cavum peut être utilisée de façon exceptionnelle pour objectiver une hypertrophie des végétations adénoïdes.

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