12ème journée d’infectiologie pédiatrique Aix les Bains. 30 janvier 2026

A partir de l’intervention de Hervé Haas et Yves Gillet

Rédaction : Véronique Desvignes, Georges Thiebault

Cas clinique n°1

Antonina, 13 ans, sans antécédent particulier, dont les vaccins sont à jour, est amenée en septembre à l’hôpital pour une fièvre évoluant depuis 5 jours avec une éruption cutanée depuis 48 heures. Les symptômes ont débuté à la fin des vacances d’été, passées dans le sud de la France. Elle se plaint de céphalées intenses, rétro-orbitaires et d’arthralgies diffuses et de douleurs abdominales (c’est aussi le premier jour de ses règles). Elle a présenté le matin- même une épistaxis (ce qui est inhabituel chez elle).

L’examen clinique retrouve une éruption morbiliforme et deux éléments purpuriques au niveau du poignet, non nécrotiques et non extensifs. L’hémodynamique est stable. Il n’y a pas de syndrome méningé mais Antonina est très fatiguée.

Pas de voyage récent autre que dans le Var.

Quels diagnostics évoquez-vous ?

  • Un syndrome de choc toxinique menstruel
  • Une méningococcémie
  • Une arbovirose
  • Une fièvre éruptive banale
  •  

    Un syndrome de choc toxinique menstruel

    NON : Les symptômes ont débuté avant les règles alors que dans le syndrome de choc toxinique menstruel ils apparaissent 3 à 5 jours après le début des règles et que l’interrogatoire retrouve de mauvaises conditions d’utilisation des protections intimes internes (tampons, cups surtout).

    Une méningococcémie

    NON : la méningococcémie est peu probable car elle est fébrile depuis 5 jours, le purpura est non extensif et elle est à jour de tous ses vaccins, dont le ménigocoque.

    Une fièvre éruptive banale

    Peut-être mais à cet âge les fièvres éruptives rares. Elle est vaccinée par le ROR, elle n’a pas d’angine…

    Une arbovirose

    OUI : La clinique est effectivement compatible, la période est propice et elle revient d’une zone « à risque » .

     

    Vous évoquez donc une arbovirose. Dans les affirmations qui suivent, quelles sont celles qui sont exactes ?

    • La dengue et le chikungunya sont difficiles à différencier cliniquement
    • Il s’agit plus probablement d’un chikungunya

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