Maladie de Lyme. Cas clinique 2
Pédiatrie Ambulatoire n°331 avril-juin 2026
Publié le 23.06.2026
par Véronique Desvignes, Franck Thollot
Guillaume, 12 ans
Motif de consultation : Depuis 2 semaines céphalées importantes, gênantes avec asthénie inhabituelle qui inquiètent la maman infirmière. Pas de vomissements ni de douleurs articulaires ou abdominales. Pas de fièvre
Examen clinique : Bon état général. Examen neurologique normal. Pas de raideur méningée. Pas d’éruption. Examen ORL normal. Vue normale.
Contexte épidémiologique : Pas de voyage récent, pas d'animaux. La famille habite à la campagne. Pas de notion de piqûre de tique.
Le bilan suivant est prescrit d'emblée : NFS, VS, CRP, ferritine, sérologies EBV, CMV et Lyme. La sérologie Elisa et le Western Blot sont positifs.
Guillaume est hospitalisé.
La PL retrouve une méningite lymphocytaire et une synthèse d’anticorps anti-Bb sl intrathécale
Quel est votre diagnostic ?
Il s’agit donc d’une méningite lymphocytaire de Lyme qui est une manifestation neurologique disséminée précoce de la borréliose.
Un traitement par Rocéphine IV pendant 3 semaines est instauré.
L’amélioration clinique est rapide. La guérison est définitive sans séquelles.
Épidémiologie de la maladie de Lyme
Les neuroborrélioses (NBL) sont, après l’EM, les formes de BL les plus fréquentes en France (6,5 à 15 % des BL et jusqu’à 20% chez les enfants). Elles sont précédées d’un EM dans 20 à 30% des cas.
En Europe elles surviennent dans plus de 90 % des cas 4 à 6 semaines après la piqûre et sont une manifestation disséminée précoce (< 6 mois). Elles peuvent être le mode de révélation de la borréliose de Lyme. Dans 10% des cas il peut s’agir d’une manifestation disséminée tardive (> 6 mois).
Description clinique
Les atteintes du système nerveux peuvent être périphériques et/ou centrales.
Les neuroborrélioses de Lyme précoces
Le plus souvent elle touche le nerf facial avec survenue d’une paralysie faciale périphérique :
- uni ou bilatérale, parfois à « bascule » (évocatrice du diagnostic)
- douloureuse, surtout la nuit. Antalgiques et AINS souvent inefficaces
- avec paresthésies dans plus de la moitié des
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