Rôle du cortex pré-frontal et du noyau pré-optique ventrolatéral (VLPO) dans la régulation du sommeil de souris placées en situation de stress.

Des expériences chez la souris ont montré que l’activation de la voie cortex préfrontal-VLPO entraîne une diminution du sommeil paradoxal au profit du sommeil lent.

Stress, activation de la voie cortex préfrontal-VLPO et action sur le sommeil paradoxal.

Les situations de stress entraîneraient une activation de neurones préfrontaux qui eux-mêmes activeraient les neurones du VLPO pour diminuer le sommeil paradoxal.

Chez les proies, le sommeil paradoxal est considéré comme un état de haute vulnérabilité.

car la souris, par exemple, se réveille plus difficilement qu’en sommeil lent.

Chez la souris en état de stress, le cortex mettrait donc en place un mécanisme de protection.

En revanche, l’inhibition de ces mêmes neurones dans des conditions normales sans stress n’entraîne aucune perturbation du sommeil.

D’autres études ont aussi montré que si le stress par défaite sociale est plus intense et se produit à la fin de la nuit, les souris présentent une augmentation du temps de sommeil.

L’hypothèse probable est qu’il existerait une sorte de continuum en fonction de l’intensité du stress.

  • Un stress modéré entraînerait une insomnie.
  • Lorsque ce stress deviendrait plus important, l’insomnie s’accompagnerait d’une fragmentation du sommeil visant à maintenir cet état de sommeil sans perdre la vigilance nécessaire pour affronter un éventuel danger.
  • En cas de stress très intense la pression à dormir deviendrait forte, entraînant une augmentation du temps de sommeil dont l’objectif viserait à restaurer ou protéger un certain type d’homéostasie encore non identifié.

Ces résultats illustrent la complexité des effets du stress sur le sommeil, dépendant de nombreux facteurs notamment de son intensité, de sa fréquence, et du moment de jour ou de nuit où il intervient.

A noter toutefois que ce mécanisme n’est pas retrouvé chez l’homme dont le seuil de réveil est au contraire plus bas en sommeil paradoxal que dans d’autres phases de sommeil.