Ataxies congénitales non progressives

juin 2026 Haute Autorité de Santé

PNDS

publié par le Centre de Référence des Malformations et Maladies Congénitales du Cervelet

Groupe hétérogène de maladies rares d’origine essentiellement génétique, caractérisé par un syndrome cérébelleux non progressif débutant dès la naissance ou les premiers mois de vie. Incidence estimée à 1/25 000 naissances, soit environ 30 nouveaux cas par an en France.

Comment ça se présente ?

La séquence clinique est caractéristique selon l’âge :

  • Nourrisson : hypotonie axiale, retard psychomoteur, anomalies oculomotrices
  • 1–3 ans : ataxie cérébelleuse statique et cinétique, marche tardive et instable, dysarthrie
  • Grand enfant : syndrome cérébelleux persistant mais tendance à l’amélioration spontanée avec l’âge, difficultés d’apprentissage

Des signes associés sont possibles : épilepsie, trouble du développement intellectuel, neuropathie, troubles ophtalmologiques spécifiques selon l’étiologie génétique.

Présentation clinique

  • Nourrisson : hypotonie axiale, retard psychomoteur, anomalies oculomotrices
  • 1–3 ans : ataxie cérébelleuse, marche tardive et instable, dysarthrie
  • Grand enfant : syndrome cérébelleux persistant avec amélioration spontanée progressive

Des signes associés sont possibles selon l’étiologie : épilepsie, trouble du développement intellectuel, neuropathie, troubles ophtalmologiques.

Diagnostic

Le diagnostic repose sur la clinique et l’IRM cérébrale, qui montre le plus souvent une atrophie ou une hypoplasie cérébelleuse — mais peut être normale, en particulier chez le jeune enfant (une IRM normale précoce doit être recontrôlée à 2 ans).

Un bilan biologique de première intention est réalisé pour éliminer des diagnostics différentiels : CPK, alpha-fœtoprotéine, TSH, anticorps anti-transglutaminase. L’analyse génétique par panel NGS ciblé, coordonnée par le neuropédiatre ou le neurogénéticien, permet d’identifier le gène causal dans environ 30 % des cas.

Évolution

L’évolution est un élément diagnostique à part entière : l’ataxie et l’hypotonie s’améliorent avec l’âge, ce qui distingue les ACNP des ataxies dégénératives progressives. La marche autonome est acquise dans la majorité des cas, parfois tardivement. L’évolution n’est pas celle d’un simple retard moteur qui se rattrape : le syndrome cérébelleux est permanent, mais il tend à s’atténuer avec la maturation neurologique. L’amélioration observée s’explique surtout par le fait que le cervelet continue de maturer après la naissance jusqu’à l’âge de 2 ans, et que le reste du système nerveux compense partiellement. Mais les signes cérébelleux persistent à l’examen, même s’ils deviennent moins handicapants.

Génétique

Plus de 30 gènes identifiés, les plus fréquents étant CACNA1A et ITPR1. Dans plus de 50 % des cas résolus, la mutation est de novo.

Ressources


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