CNOM Démographie médicale 2026
mars 2026 Atlas démographique
Atlas démographique
Ce document présente un état des lieux de la démographie médicale en France en 2026, analysant l’évolution des effectifs, des modes d’exercice et des disparités territoriales.
Concernant la pédiatrie
Au 1er janvier 2026, les pédiatres en activité régulière ont connu une augmentation de leur effectif. En 2025, la balance entre les entrants et les sortants pour cette spécialité est positive, avec 334 sortants contre 599 entrants, soit un solde positif de +265 pédiatres. Cela reflète une dynamique favorable pour cette spécialité.
En termes d’accessibilité, les pédiatres, comme d’autres spécialités médicales, sont principalement concentrés dans les grandes agglomérations et les préfectures, ce qui peut entraîner des disparités territoriales. Les zones rurales et périphériques continuent de faire face à des défis en matière d’accès aux soins pédiatriques, en raison de la concentration de l’offre dans les centres urbains.
Démographie Médicale en France 2026
Ce rapport présente un état détaillé de la population médicale française en 2026, en soulignant les évolutions, disparités territoriales et caractéristiques professionnelles.
Effectifs Globaux et Évolution
La population médicale française compte 343 562 médecins inscrits au 1er janvier 2026, avec une augmentation de 2,6% depuis 2010.
- En 2026, 245 847 médecins sont en activité, en hausse de 14,0% depuis 2010.
- Effectifs en activité ont augmenté de 1,9% entre 2025 et 2026.
- La proportion de médecins en activité régulière est passée de 76,5% en 2010 à 59,7% en 2026.
- Les médecins retraités avec ou sans activité ont connu une croissance rapide : +135,0% et +326,9% respectivement.
- L’activité intermittente a augmenté de +66,7% entre 2010 et 2026, mais a diminué de -2,7% entre 2025 et 2026.
Répartition Territoriale et Disparités
Les régions les plus peuplées concentrent la majorité des médecins actifs, notamment Île-de-France (19,9%) et Auvergne-Rhône-Alpes (12,1%).
- La région Île-de-France détient 19,9% des médecins en activité.
- La région Île-de-France et Paris regroupent 39,6% des médecins actifs.
- Les départements avec la plus forte croissance sont Hautes-Alpes (+44,7%), Haute-Savoie (+40,6%) et Savoie (+38,6%).
- Mayotte (+300%), Guyane (+94,7%) et La Réunion (+65,1%) ont connu les plus fortes augmentations.
- Les baisses les plus importantes concernent la Creuse (-19,3%), le Cher (-17,3%) et la Haute-Marne (-16,7%).
Caractéristiques Professionnelles et Spécialités
Au 1er janvier 2026, 45,8% des médecins en activité sont spécialistes médicaux, 41,8% généralistes, et 12,3% spécialistes chirurgicaux.
- La féminisation de la profession est en cours, avec une majorité féminine désormais.
- La spécialisation croissante de l’offre de soins est notable.
- L’activité salariée devient un mode d’exercice central.
- La présence de médecins diplômés à l’étranger joue un rôle croissant dans certains territoires et spécialités.
Modalités d’Exercice et Cumul
Les médecins peuvent exercer selon cinq modalités : retraité sans activité, retraité avec activité, non retraité sans activité, activité intermittente, activité régulière.
- Environ 27% des médecins inscrits sont retraités sans activité.
- La majorité des médecins en activité exercent en mode régulier ou intermittent.
- Le cumul emploi-retraite est courant, notamment pour les médecins en activité totale.
- Les conditions de cumul diffèrent selon le secteur (libéral, salarié, public).
Données et Méthodologie
Les données proviennent du logiciel Ordinal, mis à jour en temps réel par les conseils départementaux.
- La cartographie interactive permet une analyse régionale ou départementale.
- Les indicateurs incluent la densité médicale, les inégalités territoriales, et la répartition par spécialité.
- La donnée ordinale ne doit pas être confondue avec l’offre réelle de soins, car une partie des inscrits sont retraités ou inactifs.
Objectifs et Perspectives
L’objectif est de dépasser une simple comptabilisation pour évaluer qualitativement et prospectivement les besoins en santé.
- La démographie médicale doit contribuer à une politique d’évaluation des besoins en santé.
- Le Livre Blanc de l’Ordre des Médecins sera publié en octobre 2026 pour orienter les politiques de santé.
Évolution de la répartition des médecins en activité
La proportion de spécialistes médicaux et chirurgicaux augmente tandis que celle des généralistes diminue, avec une féminisation croissante.
- La proportion de spécialistes médicaux a augmenté de 5 points entre 2010 et 2026.
- La proportion de spécialistes chirurgicaux a augmenté de 0,9 point sur la même période.
- La part des généralistes est passée de 48,0 % en 2010 à 41,8 % en 2026.
- Effectifs de généralistes en baisse de -0,6 %; spécialistes médicaux et chirurgicaux ont augmenté respectivement de +28,0 % et +25,5 %.
- La part des médecins retraités et intermittents en activité a fortement augmenté (+326,9 % et +66,7 %).
- La proportion de médecins réguliers a diminué de 92,8 % en 2010 à 83,5 % en 2026.
Structure par sexe et âge des médecins
Les femmes deviennent majoritaires, et l’âge moyen des médecins a légèrement rajeuni, avec une augmentation des jeunes médecins.
- Femmes représentent 50,5 % en 2026, contre 40,1 % en 2010.
- Effectifs féminins : 124 155 femmes en 2026, 121 691 hommes.
- L’âge moyen passe de 50,4 ans en 2010 à 49,9 ans en 2026.
- La proportion de moins de 40 ans augmente de 16,4 % en 2010 à 31,1 % en 2026.
- La proportion de 60 ans et plus passe de 18,4 % en 2010 à 29,6 % en 2026.
- La pyramide des âges évolue d’un entonnoir à une figure en diabolo, avec un élargissement en sommet et à la base.
- La majorité des médecins de moins de 40 ans se trouve dans des départements comme les Hautes-Alpes, Finistère, Maine-et-Loire.
- Les départements du nord-est ont des médecins plus âgés, ceux du nord-ouest sont plus jeunes.
Disparités territoriales de l’âge et densité médicale
Les départements du sud-est et Île-de-France ont une densité plus élevée, tandis que le centre et l’est ont une densité plus faible.
- La densité régionale la plus élevée : Provence-Alpes-Côte d’Azur (432,1 médecins/100 000 hab.).
- La densité la plus faible : Centre-Val de Loire (266,1) et Guyane (282,3).
- Les départements urbains et littoraux ont une densité plus forte, notamment Paris (917,8) et Alpes-Maritimes (483,5).
- L’âge moyen des médecins est plus élevé dans le nord-est, plus rajeuni dans le nord-ouest.
- La variation de densité entre 2010 et 2026 est négative dans plusieurs départements du centre, mais positive en Outre-mer et sur la côte atlantique.
- La densité des généralistes est plus faible dans le centre, plus forte sur les littoraux et frontières.
- La densité des spécialistes varie selon la région, avec une diagonale nord-est/sud-ouest moins dotée.
- La variation de densité est négative dans certains départements du centre, positive dans les zones littorales et frontalières.
Densités rapportées à la population âgée de 65 ans et plus
Les départements du nord-est ont une faible densité de médecins pour la population âgée, tandis que Paris et régions urbaines ont une forte densité.
- La densité la plus faible : Indre (676,8), Creuse (690,5), Nièvre (708,8).
- La densité la plus forte : Paris (5243,9), Rhône (2786,6), Val-de-Marne (2612,7).
- La densité pour la population de 65 ans et plus est plus faible dans le centre, plus élevée dans les zones urbaines.
- La densité des généralistes, chirurgicaux et médicaux suit une tendance similaire, avec des disparités territoriales marquées.
Démographie générale et médicale
L’évolution de la population générale et celle des médecins en activité montre souvent une tendance commune, mais pas toujours.
- 29 départements ont une baisse de population, comme Haute-Marne, Meuse, Nièvre.
- 25 départements ont une baisse des effectifs de médecins, notamment la Creuse, Cher, Haute-Marne.
- 16 départements ont une hausse de population mais une baisse de médecins, notamment le Bassin parisien.
- 59 départements ont une baisse simultanée de population et de médecins.
- 25 départements ont une hausse des deux, notamment Haute-Garonne, Corse du Sud, Haute-Savoie.
Médecins à diplômes étrangers
Le nombre de médecins étrangers en activité a augmenté de +127,7 % depuis 2010.
- Effectifs en 2026 : 34 950 médecins, contre 15 349 en 2010.
- Les départements avec le plus grand nombre : Paris (2529), Val-de-Marne (1364), Nord (1199).
- La croissance est plus forte dans le sud-ouest et les zones frontalières, plus faible dans le nord.
- La variation la plus importante : Landes (+329,3 %), Corse du Sud (+178,6 %), Haute Corse (+100 %).
- La majorité des médecins étrangers se trouve dans les grandes villes et régions frontalières.
Modes d’activité des médecins
L’activité salariée devient majoritaire, avec une augmentation notable depuis 2015.
- La part de médecins salariés est passée de 42,2 % en 2015 à 47,0 % en 2026.
- Effectifs de médecins en activité : augmentation de +22,3 % pour les salariés, -4,7 % pour les libéraux, +23,2 % pour les mixtes.
- Les généralistes et chirurgicaux restent majoritairement en libéral, respectivement 54,7 % et 44,4 % en 2026.
- Les médecins médicaux sont majoritairement salariés (59,9 %).
- La répartition varie selon les départements et spécialités, avec plus de salariés dans certains territoires.
Inégalités territoriales des densités médicales
Les régions du sud et Île-de-France ont une meilleure dotation, tandis que le centre et l’est sont moins dotés.
- La densité la plus élevée : Provence-Alpes-Côte d’Azur, La Réunion, Île-de-France.
- La densité la plus faible : Centre-Val de Loire, Guyane, Hauts-de-France.
- La densité départementale est très variable, Paris étant le plus doté (917,8/100 000 hab.).
- La variation de densité entre 2010 et 2026 est négative dans plusieurs départements du centre, positive en Outre-mer et sur la côte atlantique.
- La densité des médecins pour la population de 65 ans et plus montre aussi de fortes disparités, avec une faible couverture dans le centre et une forte dans les zones urbaines.
Évolution de l’effectif des médecins étrangers
Les médecins diplômés à l’étranger jouent un rôle croissant dans le secteur médical français, avec une augmentation notable entre 2010 et 2026.
- En 2010, ils représentaient 7,1% des médecins en activité, contre 14,2% en 2026.
- La majorité des diplômes étrangers proviennent hors de l’UE, principalement d’Algérie, Tunisie et Syrie.
- En 2026, 85,8% des médecins à diplômes étrangers ont obtenu leur diplôme hors de l’UE.
- Parmi ceux de l’UE, la Roumanie, la Belgique et l’Italie sont les principaux pays d’origine.
- La proportion de médecins étrangers est plus élevée dans les départements du centre et autour du Bassin parisien, surtout dans les zones à faible densité médicale.
Effectifs et répartition des médecins en activité régulière
Le nombre total de médecins en activité régulière a augmenté de 2,6% entre 2010 et 2026, atteignant 205 214.
- La croissance annuelle entre 2025 et 2026 est de 2,0%.
- Les régions densément peuplées comme Île-de-France et Auvergne-Rhône-Alpes concentrent une grande part des actifs (19,6% et 12,3% respectivement).
- La Haute-Savoie, Savoie et Ille-et-Vilaine ont connu les plus fortes augmentations (+29,8%, +29,4%, +28,8%).
- La Haute-Marne, la Creuse et le Cher ont connu les plus fortes baisses (-35,6%, -33,1%, -31,4%).
- La part des spécialistes médicaux a augmenté (+16,2%), représentant 47% en 2026, tandis que celle des généralistes a diminué (-12,2%).
- La répartition par sexe montre une féminisation croissante, avec un taux de 53,3% en 2026, contre 40% en 2010.
Disparités territoriales et démographiques
Les disparités régionales et départementales sont marquées en termes de densité médicale, âge moyen et répartition par sexe.
- La densité médicale varie de 221,2 médecins pour 100 000 habitants en Centre-Val de Loire à 715,9 à Paris.
- La densité pour la population de 65 ans et plus va de 504,8 dans l’Indre à 4090,4 à Paris.
- L’âge moyen des médecins est de 47,5 ans en 2026, en baisse par rapport à 50,2 ans en 2010.
- La proportion de médecins de moins de 40 ans est de 33,4%, tandis que celle de 60 ans et plus est de 21,0%.
- La pyramide des âges montre un rajeunissement global, avec une augmentation des jeunes médecins et une légère hausse des médecins âgés.
- La féminisation est plus prononcée dans certains départements comme Hauts-de-Seine et Seine-Saint-Denis, où le taux dépasse 60%.
- La variation des effectifs montre une croissance significative chez les moins de 40 ans dans certains départements, notamment en Haute-Savoie et Mayotte, avec des hausses allant jusqu’à +366,7%.
Modes d’exercice et féminisation
L’activité salariée devient prédominante, représentant 49,8% en 2026, contre 41,9% en 2010.
- La part de l’activité libérale exclusive a diminué de -12,5% depuis 2010.
- La majorité des généralistes et des chirurgicaux exercent en libéral, tandis que la majorité des médecins spécialistes médicaux sont salariés.
- La répartition par département montre une diversité, avec certains territoires ultramarins et urbains majoritairement salariés.
- La féminisation continue de progresser, avec un taux global de 53,3% en 2026, en hausse de +13,3 points depuis 2010.
- La variation du taux de féminisation est particulièrement forte dans certains départements comme le Cher (+67,7%) et la Haute-Saône (+59,1%).
Disparités dans les densités médicales
Les inégalités territoriales en densité médicale sont importantes, avec des écarts entre régions et départements.
- La densité varie de 347,4 médecins pour 100 000 habitants à La Réunion à 221,2 en Centre-Val de Loire.
- Les régions ultramarines ont des densités élevées, notamment La Réunion, Guadeloupe et Martinique.
- La densité est plus faible dans le centre et le Bassin parisien, notamment dans l’Ain, la Mayenne et l’Eure.
- La densité pour la population de 65 ans et plus va de 504,8 dans l’Indre à 4090,4 à Paris.
- La variation de densité entre 2010 et 2026 montre une amélioration dans 32 départements, principalement en zones rurales ou ultramarines, et une détérioration dans 68 départements, surtout dans le centre et le nord.
- La densité des généralistes est plus faible dans le centre, tandis que celle des spécialistes est plus élevée dans les zones urbaines et frontalières.
Impact démographique et évolution des populations
L’évolution démographique montre une tendance variable selon les départements, avec certains en croissance et d’autres en déclin.
- La population générale a diminué dans 29 départements, notamment la Haute-Marne, la Martinique et la Meuse.
- La population des médecins a diminué dans 60 départements, notamment la Haute-Marne, la Creuse et le Cher.
- Certains départements ultramarins et frontaliers ont connu des augmentations significatives, comme la Guyane (+25,9%) et la Haute-Garonne (+17,1%).
- La majorité des départements ont vu la population et le nombre de médecins évoluer dans le même sens, mais quelques exceptions existent, avec des hausses de population et une baisse du nombre de médecins ou vice versa.
- La corrélation entre évolution démographique et effectifs médicaux est variable selon les régions et départements.
Ce résumé synthétise les principales tendances, chiffres clés et disparités territoriales concernant l’évolution des médecins en France jusqu’en 2026.
Évolution des médecins à diplômes étrangers
L’effectif de médecins diplômés à l’étranger a connu une croissance significative entre 2010 et 2026.
- En 2010, 14 274 médecins diplômés à l’étranger en activité régulière.
- En 2026, ce nombre atteint 31 303, soit une hausse de +119,3%.
- La proportion de médecins étrangers dans l’ensemble des médecins en activité régulière passe de 7,2% en 2010 à 15,2% en 2026.
- La majorité de ces médecins ont obtenu leur diplôme hors de l’UE (9,2%), contre 6,0% dans l’UE.
- Les départements du Bassin parisien (Paris, Val de Marne, Val-d’Oise, Seine-Saint-Denis) ont la plus forte présence en nombre.
- Les variations départementales varient de +6,5% (Lozère) à +338,1% (Alpes de Haute Provence), avec des hausses importantes dans le sud, la côte Atlantique et la frontière espagnole.
Répartition et profil des médecins en activité régulière
Les médecins en activité régulière représentent une majorité, avec une augmentation récente et une répartition démographique spécifique.
- En 2026, 205 214 médecins en activité régulière, en hausse de +1,9% depuis 2025 (+4 592 médecins).
- La densité médicale est de 362,8 médecins pour 100 000 habitants en 2026.
- La part de médecins diplômés à l’étranger est de 15,2%, avec 31 303 médecins.
- La majorité ont obtenu leur diplôme hors UE (9,2%).
- La répartition par âge montre un âge moyen de 49,9 ans, avec 31,1% de moins de 40 ans et 29,6% de 60 ans et plus.
- La féminisation est de 50,5%.
Dynamique territoriale et inégalités d’accès
Les disparités territoriales d’accès aux soins se renforcent, notamment entre zones urbaines et rurales.
- Entre 2016 et 2023, 772 bassins de vie ont vu une baisse de l’effectif et de l’accessibilité (APL).
- 526 bassins ont augmenté leur nombre de médecins mais ont vu leur accessibilité diminuer.
- La densité médicale et l’âge moyen des médecins varient selon les territoires, avec un fort vieillissement dans les zones peu dotées.
- Près d’un tiers des médecins dans les bassins peu denses ont 60 ans ou plus, avec un risque accru de départs à la retraite.
- La part de médecins proches de la retraite est plus élevée dans les bassins peu denses.
- La polarisation territoriale est accentuée, avec des zones métropolitaines attractives et des zones périphériques fragiles.
Inégalités d’accès selon les professions de santé
Les disparités d’accès varient selon les professions, avec des écarts plus marqués pour certains métiers.
- En 2023, dans une commune sur deux, la population a accès à 2,9 consultations par an et par habitant pour les médecins généralistes.
- Les écarts interdéciles sont plus importants pour les chirurgiens-dentistes (9,4 fois), infirmiers (3,5 fois), sages-femmes (5,9 fois).
- Les communes les moins dotées ont jusqu’à 4,5 consultations par habitant, contre 13,8 dans les mieux dotées.
- La répartition est plus équilibrée dans les grandes villes et sur les littoraux.
- La distribution de l’APL s’est légèrement dégradée pour les médecins généralistes entre 2016 et 2023, avec un écart croissant entre communes.
Organisation des soins et modes d’exercice
Les formes d’exercice influencent l’offre de soins et leur répartition territoriale.
- La croissance de +4,4% des médecins en groupe ou en centre de santé, principalement en centres de santé (+73%), et une faible progression en cabinets (+0,8%).
- La moyenne d’âge des médecins exerçant en groupe est de 47,3 ans, avec une concentration dans les grandes agglomérations.
- L’exercice regroupé et le remplacement se développent, mais restent majoritairement urbains.
- La mobilité des jeunes médecins est accrue dans les zones périurbaines et rurales.
- La formation et l’installation de jeunes médecins dans ces structures peuvent améliorer l’offre à long terme.
Flux de formation et attractivité territoriale
Les flux d’inscription et de départs montrent des dynamiques contrastées selon les territoires.
- Paris concentre le plus de primo-inscriptions en 2016, mais présente une forte fuite vers d’autres départements.
- En 2023, les Bouches-du-Rhône, le Finistère, la Gironde sont attractifs pour les nouvelles inscriptions.
- La balance des entrées-sorties est souvent négative dans les grands pôles, notamment Paris, malgré un volume élevé d’entrées.
- La fuite des primo-inscrits est élevée à Paris (76,3% en 2016, 81,5% en 2023).
- Certains départements comme les Alpes-Maritimes ou la Seine-Maritime ont une fuite plus modérée.
- La mobilité et l’attractivité varient fortement selon les régions, influençant la démographie médicale locale.
Perspectives et enjeux futurs
Les déséquilibres territoriaux, le vieillissement médical et l’organisation des soins posent des défis majeurs.
- La majorité des médecins approchent l’âge de la retraite, avec 7,8% en 2026 dans les zones peu denses.
- D’ici 2030, 20,2% des médecins dans les bassins peu denses seront en âge de partir à la retraite.
- La concentration des jeunes médecins dans les zones attractives pourrait aggraver les inégalités.
- La dégradation de l’offre dans les territoires fragiles pourrait s’accroître, nécessitant des politiques d’attractivité et de renouvellement.
- La situation est plus critique en médecine générale, mais aussi dans d’autres spécialités ambulatoires, renforçant les disparités territoriales.