Peau à peau et allaitement du nouveau-né à la maternité
avril 2026 Haute Autorité de Santé
Résumé des risques liés au peau à peau
1. Défaut de surveillance du nouveau-né
- Risque principal : Malaise grave ou décès du nouveau-né.
- Exemple : Un nouveau-né placé en peau à peau avec sa mère n’a pas été surveillé pendant plusieurs périodes de 20 à 25 minutes. Un malaise grave n’a pas été détecté à temps, entraînant le décès du bébé.
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Causes profondes :
- Absence de procédure spécifique pour la surveillance du peau à peau.
- Ressources humaines insuffisantes (sage-femme seule, aide-soignante indisponible).
- Défaut de communication avec la mère sur les signes à surveiller (coloration, tonus, dégagement des voies aériennes).
2. Chute du nouveau-né lors de l’allaitement
- Risque secondaire : Chute avec traumatisme crânien.
- Exemple : Une mère épuisée après une césarienne s’endort pendant l’allaitement, le nouveau-né chute d’une hauteur de 80 cm et présente une fracture du crâne.
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Causes profondes :
- Défaut d’accompagnement et de surveillance.
- Barrières de lit non fonctionnelles.
- Difficulté de communication (barrière linguistique, absence de supports multilingues).
- Absence d’aide familiale (contexte Covid-19).
3. Obstruction des voies aériennes supérieures
- Risque : Malaise grave lié à une mauvaise installation du nouveau-né (voies aériennes obstruées).
- Exemple : Nouveau-né retrouvé en état de mort apparente lors du peau à peau, nécessitant une réanimation.
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Causes profondes :
- Absence de protocole spécifique.
- Fiche de surveillance non adaptée.
- Manque de formation des professionnels.
- Suractivité du service.
- Nouveau-né prématuré nécessitant une surveillance accrue.
Points clés à retenir
- Les risques sont rares mais graves et évitables : malaise, décès, chute, obstruction des voies aériennes.
- Facteurs aggravants : fatigue des parents, absence de surveillance, défaut d’information, barrières organisationnelles ou matérielles.
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Exemples de prévention :
- Surveillance toutes les 15 minutes la première heure.
- Formation des professionnels.
- Information systématique des parents sur les signes de bien-être et les risques.
- Vérification des contre-indications.
- Utilisation de supports multilingues et recours à des interprètes.
