Dépistage de la dépression du post-partum
Pédiatrie Ambulatoire n°329 octobre-décembre 2025
Publié le 20.12.2025
par Agathe Bignonneau, Camille Vasse, Hélène Missillier, Anne Auvrignon
La dépression du post-partum est une pathologie sous-diagnostiquée, qui peut avoir une conséquence directe sur le lien parents-enfant. Il est donc important de la dépister précocement. Cela est possible grâce à l’échelle EPDS qui peut être utilisée comme outil de dépistage pour les médecins installés en libéral. Ce questionnaire a permis de dépister une DPP chez de nombreux parents, dont certains semblaient aller parfaitement bien en consultation. Une prise en charge pluridisciplinaire et une bonne communication entre professionnels de santé, permet d’accompagner au mieux les familles qui ont un score de DPP positif vers un parcours de soins adapté. Il semble important de rendre systématique ce dépistage.
La dépression du post-partum (DPP). Comment la diagnostiquer et organiser une prise en charge adaptée en libéral ?
Mise en place d’un protocole d’évaluation et d’accompagnement de la dépression du post-partum de manière systématique au sein d’une maison de santé pluridisciplinaire pédiatrique en région parisienne.
Introduction
J’ai réalisé un stage en tant qu’interne de pédiatrie, de novembre 2024 à avril 2025, au sein de la Maison de Santé Pluridisciplinaire (MSP) pédiatrique Graines en Santé [1]. Une MSP établit des protocoles pluridisciplinaires réfléchis en équipe. En 2025, l’équipe a souhaité mettre en place une évaluation systématique de la dépression du post-partum, en coordonnant la prise en charge des pédiatres avec celle de l’infirmière puéricultrice et des autres professionnels de santé.
Contexte
La dépression du post-partum (DPP) est différente du « baby-blues » qui survient entre 2 et 5 jours après l’accouchement 2.
Elle se caractérise par des symptômes tels que la tristesse, une fatigue inhabituelle, une faible estime de soi, et débute généralement 2 à 8 semaines après l’accouchement, mais on l’observe jusqu’à un an et demi après la naissance2.
C’est une pathologie qui touche 10 à 20% des mères avec une récurrence de 30 à 50% au cours des grossesses suivantes, ce qui en fait la pathologie la plus fréquente chez la femme durant la période périnatale [2].
La dépression du post-partum est souvent sous-diagnostiquée avec des répercussions sur le lien mère-bébé de façon précoce, ainsi que des troubles de l’attachement et psychoaffectifs chez l’enfant.
La dépression du post-partum est souvent sous diagnostiquée. Elle peut impacter l’in
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