A partir du premier webinaire organisé par le Réseau des Jeunes Professionnel.es de santé de l'Adolescent[1] le 13 octobre 2025.

Rédaction : Véronique Desvignes

Camille, étudiante vétérinaire et suivie pendant des années par le Dr Guillaume Groffe, a accepté de répondre pendant ce webinaire aux questions de la Pre Chantal Stheneur afin de partager avec nous son histoire et ses ressentis lors de ses différentes prises en charge médicales. Le Dr Groffe et la Pre Stheneur sont tous deux pédiatres spécialisés en médecine de l’adolescent.

Cette approche inhabituelle nous a permis d’appréhender un peu mieux le vécu d’une adolescente en difficulté. Certaines de ces réponses pourront certainement nous aider dans l’approche souvent délicate des adolescents.

Au début du webinaire, Camille nous explique : « J’ai accumulé beaucoup de stress depuis la 6ème, aggravé par l’anorexie mentale sévère de ma sœur et le sentiment d’avoir été abandonnée par mes parents. J’allais mal et j’avais besoin d’attirer l’attention : scarifications, dépression, et puis une anorexie mentale. Pendant 3 ans j’ai refusé les soins. Puis le suivi avec la pédopsychiatre et le Dr Groffe a marché. Je n’ai pas été hospitalisée, c’est un passage aux urgences qui m’a donné le déclic. »

Camille va mieux maintenant et accepte de témoigner.

Les premiers contacts

Ses premiers contacts médicaux ont été très durs. Elle exprime « avoir détesté les séances » lors du début de son suivi. Elle reconnaît ne pas avoir voulu coopérer, ne pas avoir ressenti un devoir de respect envers l’adulte qui était face à elle. Elle avoue avoir « balancé » des choses très dures devant sa mère. Par rapport à son entourage amical, elle nous a aussi expliqué que c’était «la honte » d’aller voir un médecin pendant les horaires scolaires. Camille ne se souvient pas d’avoir eu d’infirmier(e) scolaire dans son établissement ; de toute manière, l’idée d’aller à l’infirmerie n’était pas envisageable à cause du regard des autres.

L’accueil

Certains détails ont eu leur importance dans l’acceptation du suivi médical. Camille a expliqué quel « effort colossal » cela représentait pour elle le fait de se rendre aux rendez-vous médicaux. Ne pas patienter trop longtemps en salle d’attente était un

Vous êtes intéressés par les articles de Revue Pédiatrie Ambulatoire ?
Abonnez-vous dès maintenant et accédez à tous nos articles ! s’abonner à partir de 50€/An