Maltraitance (partie 2) Connaissance des Unités d’Accueil Pédiatrique Enfant en Danger (UAPED)
Pédiatrie Ambulatoire n°329 octobre-décembre 2025
Publié le 20.12.2025
par Julien Grassias
Enquête auprès des médecins libéraux : Connaissance des Unités d’Accueil Pédiatrique Enfant en Danger (UAPED), dépistage des violences faites aux enfants et adolescents
La détection et la prise en charge des situations de maltraitance et de violences sur les mineurs sont délicates en médecine libérale et souvent envisagées avec appréhension par les professionnels.
Nous nous sommes intéressés aux pédiatres et médecins généralistes libéraux et avons exploré 3 dimensions de cette question : leur connaissance et liens avec les Unités d’Accueil Pédiatrique Enfants en Danger (UAPED), leur pratique des informations préoccupantes et des signalements judiciaires et leur expérience dans le dépistage des violences intrafamiliales, sexuelles ou dans les cadres scolaire et périscolaire.
Nous avons réalisé cette étude via un questionnaire de 27 questions diffusé à tous les médecins membres de l’AFPA en avril 2024. Nous avons reçu 219 réponses (85.4 % de pédiatres et 14 % de médecins généralistes).
Mémoire DIU « Maltraitance de l’enfant : du diagnostic aux enjeux médico-légaux » 2022-2024. Julien Grassias sous la direction du Pr Apter.
Les UAPED : qu’en connaissent les médecins ?
66.7 % n’en avaient peu ou jamais entendu parler. 60 % ne savaient pas comment les contacter pour un avis et 65 % ignoraient comment leur adresser un patient.
Nous avons également comparé 2 sous-populations : les médecins de Loire-Atlantique (16 médecins) et les médecins du Rhône (21 médecins). En effet il existe à Nantes une UAPED développée depuis plusieurs années. A Lyon elle était en cours de déploiement.
En Loire-Atlantique, 93.8 % des médecins savaient comment joindre leur UAPED versus 9 % dans le Rhône. 50 % des médecins de la région nantaise avaient adressé des patients une à plusieurs fois par an à l’UAPED contre seulement 4 % dans le Rhône. 68 % des médecins disaient être bien informés en Loire-Atlantique contre aucun dans le Rhône.
Pratique des informations préoccupantes et signalement judiciaire
79 % des médecins interrogés ont déjà rédigé une information préoccupante contre seulement 38.8% pour un signalement judiciaire.
48.4 % ne se sentent « pas à l’aise » quant à la rédaction d’une information préoccupante et 67 % celle d’un signalement judiciaire
De manière générale à la question « à quelle fréquence êtes-vous confronté à des situations relevant de la
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