Troubles du sommeil et troubles des apprentissages, des liens à l’étude
Pédiatrie Ambulatoire n°326 janvier-mars 2025
Publié le 14.03.2025
par Aurore Guyon, Congrès du Sommeil , Lille 20-22 novembre 2024
Les études, encore trop peu nombreuses, suggèrent qu’il existe un lien étroit entre troubles du sommeil et des apprentissages, dont la nature et les mécanismes sont encore à définir. L’équipe d’Aurore Guyon, cheffe de projet dans l’unité de sommeil pédiatrique de L’HFME des Hospices Civil de Lyon (HCL) présente ici les résultats préliminaires de ses travaux sur le sujet.
D’après une communication d’Aurore Guyon, docteur en neurosciences, cheffe de projet dans l’Unité de sommeil pédiatrique de l’HFME aux Hospices Civils de Lyon et des travaux de thèse de Julien LIORET doctorant en neurosciences, sous la direction du Pr Patricia FRANCO, neuropédiatre et d’Aurore Guyon avec le co-encadrement du Dr Daniel Gérard, pédopsychiatre.
Rédaction : Sylvie Sargueil
Des chercheurs lyonnais travaillent à mettre en évidence les liens entre troubles du sommeil et troubles des apprentissages et les mécanismes qui les sous-tendent. La qualité de sommeil est altérée chez les enfants DYS et TDAH, avec des différences selon le trouble. Le sommeil est globalement plus fractionné et le temps d’éveil nocturne est supérieur à celui des enfants sans troubles des apprentissages
Troubles du sommeil et des apprentissages, arguments en faveur d’un lien
Une étude de 2016[1] s’est appuyée sur l’échelle d’évaluation des troubles du sommeil de l’enfant SDSC (Sleep Disturbance Scale for Children) pour comparer deux groupes d’enfants, un groupe d’enfants dyslexiques et un groupe d’enfants normolecteurs, tous âgés de dix ans.
La proportion d’enfants présentant un score pathologique au SDSC s’est avérée nettement plus importante parmi les enfants dyslexiques notamment concernant les insomnies, les troubles respiratoires nocturnes et les troubles de l’éveil.
Une autre étude de 2022[2] a proposé d’utiliser la même échelle chez trois groupes d’enfants : le premier concernait des enfants avec un trouble dys isolé, le second des enfants avec un TDAH isolé. Dans le dernier groupe une comorbidité DYS et TDAH avait été retrouvée. Les chercheurs ont ajouté au protocole, une évaluation des troubles émotionnels au moyen du questionnaire CBCL (Child Behavior Checklist).
Cette étude a mis en évidence le fait que :
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