Un outil disponible pour mieux comprendre et prévenir la mort inattendue du nourrisson : le registre Observatoire des Morts inattendues du Nourrisson (OMIN)
Pédiatrie Ambulatoire n°329 octobre-décembre 2025
Publié le 20.12.2025
par Christelle Gras le Guen, Léa Ferrand, Mathilde Ducloyer
Christèle Gras Le Guen, Léa Ferrand, Mathilde Ducloyer et l’équipe OMIN
Alors que la mort inattendue du nourrisson (MIN) constitue aujourd’hui en France la première cause de décès post néonatal (entre J28-J360 post natal), c’est encore au moins 300 familles françaises qui tous les ans vivent le drame de perdre, le plus souvent durant le sommeil, un enfant jusqu’alors en bonne santé et sans inquiétude préalable sur son état de santé. Cela représente l’équivalent chaque année de 10 classes d’une école maternelle puis de collège et de lycée qui resteront vides... Psycho-traumatisme majeur pour les parents, grands-parents et les fratries, ces décès ont des conséquences graves pour le fonctionnement de toute notre société.

L’Observatoire national de la mort inattendue du nourrisson (OMIN)
La découverte dans les années 90 du rôle crucial de la position de couchage ventral comme facteur favorisant de la MIN a certes permis de diminuer très significativement le nombre de ces décès, grâce à des campagnes de communication autour du couchage. Pour autant, l’implémentation des recommandations de bonnes pratiques de couchage des nourrissons reste problématique en 2025 quand on constate que la moitié des enfants décédés en France durant les 10 dernières années n’étaient toujours pas installés dans une position de couchage sécurisée ! Quant à l’autre moitié des enfants décédés en position de couchage dorsal, les investigations de la cause du décès aboutissent encore pour la moitié au diagnostic de mort subite du nourrisson (MSN), faute de parvenir à expliquer l’origine du décès.
C’est dans ce contexte qu’il nous est apparu indispensable de mener des travaux de recherche scientifiques afin de comprendre les mécanismes en cause dans la MIN dans le but d’identifier les populations à risque pour promouvoir puis mettre en œuvre les mesures de préventions adaptées. L’Observatoire national de la mort inattendue du nourrisson (OMIN) a ainsi été créé en 2015, en réponse au défi que représentait la collecte de données fiables sur les enfantés décédés de MIN.
L’OMIN constitue un outil de surveillance épidémiologique et a obtenu le prestigieux
Vous êtes intéressés par les articles de la revue Le Pédiatre ?
Abonnez-vous dès maintenant et accédez à tous nos articles !
s’abonner à partir de 50€/An