À l’heure où les écrans captivent les plus jeunes par leur praticité, leur instantanéité et leur aspect ludique, de nombreuses études montrent qu’une mauvaise utilisation de ceux-ci peut interférer négativement dans le développement des enfants.
Pour dresser un portrait de la consommation des écrans qu’ils soient interactifs
(smartphone, tablette, ordinateur, console de jeux)ou passifs (télévision),
l’Association Française de Pédiatrie Ambulatoire (AFPA) vient de réaliser une
enquête descriptive auprès de parents d’enfants suivis par quelques 144 pédiatres membres de l’association. Elle révèle notamment que 44% des parents prêtent leur téléphone portable à leur enfant de moins de 3 ans pour l’occuper, le consoler… Et vient confirmer que les enfants deviennent adeptes des écrans de plus en plus tôt : près d’un enfant de moins de 3 ans sur 2 (47%) a utilisé un écran nomade la semaine précédant l’enquête et 35% ont regardé un programme tv non adapté à leur âge, notamment le journal télévisé (61% d’entre eux).

 

Aujourd’hui, les pédiatres ont un rôle majeur dans la prévention.
Pour donner des repères aux parents afin qu’ils puissent introduire les différents écrans au bon moment et de la meilleure façon, le Dr François-Marie Caron, pédiatre à Amiens et membre de l’AFPA, livre ses conseils à appliquer selon l’âge de l’enfant
et le type d’écran, en s’appuyant sur la règle « 3-6-9-12 » inventée par Serge Tisseron et relayée par l’AFPA depuis 2011.

« L’enfant n’a pas besoin d’une tablette pour se développer. S’il n’en a pas, il ne prendra pas de "retard" sur les autres ! Et si l’enfant est demandeur, on peut l’initier à son utilisation, à partir de 2 ans et demi. Il est important de privilégier le jeu à partager, sans autre but que de jouer ensemble », explique le Dr François-Marie Caron.

Dr François-Marie Caron

@PediatresAfpa