Dossier construit à partir des communications aux 19es journées d’automne de l’association française de pédiatrie ambulatoire, Montréal-Québec, 23-24 septembre 2022

Pr Jean-Philippe Chaput, département de pédiatrie à l’Université d’Ottawa, chercheur « saines habitudes de vie et obésité » (Institut de recherche du CHEO).

Les écrans sont omniprésents dans nos vies et celles de nos enfants. Le défi n’est plus de lutter contre cette tendance mais d’adapter des stratégies de prévention pour éviter qu’elle ne nuise à leur santé.

Il est ici question des effets du temps passé devant les écrans et non de ceux liés à leurs contenus[1]

Les écrans sont nos outils professionnels, nos moyens de communication et le vecteur de nombreux loisirs. En quelques années leur utilisation ubiquitaire est devenue la norme. Cependant normalité ne rime pas toujours avec santé. Il est important de comprendre les enjeux sanitaires liés au temps passé devant ces écrans afin d’adapter nos usages et notamment ceux des enfants et des adolescents. De nombreuses études plaident en faveur de potentiels effets néfastes d’un temps d’exposition excessif aux écrans, accusé en particulier d’être un facteur de risque de surpoids, de maladies cardio-vasculaires, de diabète de type 2 ou encore de troubles du sommeil.

Sédentarité et inactivité physique




Recommandations d’activité physique des enfants et adolescents

Au moins 180 minutes par jour d’activités physiques variées, comprenant du jeu énergique, pour les jeunes enfants de 1 à 4 ans.

60 minutes/jour d’activité physique d’intensité moyenne à élevée entre 5 et 17 ans.


L’un des principaux griefs à l’encontre des écrans concerne leur implication dans un mode de vie sédentaire. Pour bien comprendre ce qui se joue, il faut distinguer comportement sédentaire et inactivité physique[2]. Bien qu’il y ait un lien entre les deux, il ne s’agit pas de la même chose. Sont considérées comme physiquement actives, les personnes qui respectent les recommandations en matière d’activité physique quotidienne.

Le comportement sédentaire se réfère à une situation d’éveil (hors période de sommeil nocturne) en position assise ou allongé

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