À travers le prisme de l’attachement, quels conseils pratiques proposer ?


Avec le bébé


Dès la naissance et les premiers mois, le peau-à-peau prolongé, la non-séparation de la mère d’avec son nouveau-né, le respect des rythmes physiologiques dans l’alimentation et les soins, la réponse immédiate aux cris et aux sollicitations, la présence de la mère pour tout acte douloureux qui sera fait dans les bras de la mère et même au sein (prélèvement, vaccin), la présence permanente nuit et jour lors d’une hospitalisation activent l’attachement.

Néanmoins, il faut se souvenir que le système d’attachement n’est activé qu’en situation de détresse.

La tendance actuelle à la proximité permanente (portage, attention constante sans aucune distance ni espace de liberté pour l’enfant) ne semble pas favoriser l’exploration spontanée, l’expérimentation protégée par le secours de la base de sécurité et donc l’acquisition de l’autonomie physique et affective.

Pour les jeunes enfants


La théorie de l’attachement a permis également de mieux réfléchir aux cadres de vie des nourrissons et des enfants. La présence et la disponibilité́ de la mère auprès de son enfant, au moins jusqu’à 1 an voire 3 ans lorsque cela est possible, sont des facteurs favorisant l’attachement. Le pédiatre peut être amené à conseiller le congé parental d’éducation ou la garde à temps partiel. À défaut, le mode de garde doit être choisi comme attentif et stable (petite structure, éducateur fixe et impliqué, qualité des crèches, périodes d’adaptation, temps partiel) et doit être préparé soigneusement avec présence de la mère les premiers temps puis évoquée par l’objet transitionnel. La scolarisation précoce (2 ans) est un non-sens sur le plan de la théorie de l’attachement. Les séparations d’avec les parents doivent être évitées les premières années ou rester toujours très courtes (de 5 à 8 jours pour un enfant de moins de 1 an, moins de 10 jours pour un enfant de moins de 3 ans) toujours anticipées, expliquées et l’enfant confié à des figures d’attachement secondaires (grands- parents, nourrice).

Dans certaines situations particulières


Adoption ou placement


Il faut aider les nouveaux parents à bien comprendre les réactions de l’enfant, à se montrer patients, compréhensifs et non menacés par lui, à expliquer à l’enfant qu’ils sont capables de l’aider a

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