La réponse à la majorité des questions est disponible sur le site du gouvernement : informations sur le coronavirus Covid-19.

L’actualité évolue très rapidement, pour les points essentiels en cabinet de pédiatrie, consultez  nos fiches pratiques

Maladie Covid-19 et SARS-Cov-2

Nous vous invitons à  regarder la webconférence du Pr Philippe Sansonetti au Collège de France « Covid-19 ou la chronique d’une émergence annoncée

Consultez le diaporama du Dr Jean Sarlangue Le nouveau coronavirus 2019 et les enfants

Point épidémiologique

Santé Publique France

Point hebdomadaire au 24 mars 2020

Le confinement est prolongé jusqu’au 15 avril

Avis du Conseil Scientifique auprès de la Présidence

Recommandations thérapeutiques

Propositions du Haut Conseil de la Santé Publique au 24 mars

Prise cn charge en médecine de ville

document de lignes directrices pour la prise en charge en ville des patients symptomatiques, document encore partiel qui pour le moment ne contient pas d’instructions spécifiques à la pédiatrie.

Préparation à la prise en charge en médecine de ville (extraits concernant le libéral)

Document complet sur la prise en charge en médecine de ville

Pandémie virale sur le territoire

Le virus circule désormais dans la population française, l’Europe est devenue l’épicentre de l’épidémie. Détails par régions du monde.

La stratégie est désormais de contenir la diffusion du virus au sein de la population afin d’éviter un pic de malades qui pourrait saturer le système de soins hospitalier en limitant drastiquement tout contact rapproché entre les individus (la circulation du virus est liée aux contacts humains).

Numéro vert d’information grand public: 0800 130 000

Régression de l’épidémie de grippe saisonnière

Les virus grippaux sont de moins en moins présents. La part du virus A est de 55%. Le nombre de cas graves de grippe admis en réanimation et signalés depuis novembre 2019 est de 744. Parmi ces cas, 72 sont décédés, dont 10 enfants de moins de 15 ans, 30 cas de 15-64 ans et 32 personnes âgées de 65 ans et plus.

Consultez le dernier bulletin épidémiologique sur la grippe saisonnière

La maladie Covid-19 en clinique

Chez l’adulte, il s’agit d’une pneumopathie virale dont les signes radiologiques peuvent être même présents avant les premiers symptômes.
L’enfant présente des symptômes d’infection respiratoire haute, ou basse, non spécifique.

Selon les observations faites en Chine les patients hospitalisés sont âgés de 22 à 92 ans avec une médiane à 56 ans, souffrant d’une ou plusieurs pathologies chroniques dans 46% des cas.
Symptômes les plus fréquents: fièvre (99%), fatigue (70%), toux sèche (59%), myalgies (35%), dyspnée ‘31%), diarrhée, nausées (10%).
Attention aux aggravations secondaires, à J8-J10, actuellement constatées dans 3,8% des cas confirmés.

La transmission interhumaine parait rapide, le virus se transmet facilement avec un taux de reproduction de 2 à 3.

On est contaminant très peu de temps après les premiers symptômes, avec une période infectieuse longue de 11 +/- 4 jours.

Pas d’embryofoetopathie connue, en maternité le nouveau-né reste avec sa mère, allaitement maternel autorisé.

Test biologique

Le diagnostic viral n’est fait qu’en milieu hospitalier par prélèvement de la muqueuse respiratoire et test virologique par un laboratoire habilité.

En phase épidémique, les patients présentant des signes de Covid-19 ne sont plus systématiquement classés et confirmés par test biologique (RT-PCR SARS-CoV-2). Seuls font encore l’objet de tests systématiques pour recherche du virus SARS-CoV-2. Concernant la pédiatrie:

  • Les patients hospitalisés pour un tableau clinique évocateur de Covid-19 afin de valider le diagnostic et éviter la transmission par des mesures d’isolement et d’hygiène appropriées
  • Tous les professionnels de santé dès l’apparition des symptômes évocateurs de Covid-19 ;
  • Les personnes à risque de formes graves (pathologie respiratoire, ou rénal, ou cardiaque chronique, diabète, immunodépression, obésité morbide) et présentant des symptômes évocateurs de Covid-19 ;
  • Les femmes enceintes symptomatiques quel que soit le terme de la grossesse.

Pour les autres patients symptomatiques, l’examen clinique devient majeur dans l’identification et la bonne orientation des patients Covid-19.

Un arrêté du JO du 8 mars permet à la médecine de ville de prescrire et de réaliser des tests de diagnostic. La prescription peut être faite lors d’un acte de télémédecine. Le prélèvement nasopharyngé sera réalisé au domicile du patient, par un professionnel de santé (infirmier libéral, biologiste) qui sera pour cet examen équipé d’un masque de type FFP2. NB: Au 11 mars, les laboratoires ne peuvent appliquer ces préconisations.

 


Les informations qui suivent sont reprises du document Infovac – Groupe de Pathologie Infectieuse Pédiatrique que vous pouvez télécharger ici

Consultez le site Infovac, dédié aux professionnels de santé

L’épidémie due au Covid-19 ne doit pas entraver la prise en charge normale des patients.

Les dommages collatéraux induits risqueraient d’avoir plus de conséquences en termes de mortalité et de morbidité que la maladie elle-même :

  • Les autres maladies virales ou bactériennes ne vont pas s’arrêter pendant la pandémie (on peut espérer cependant que le renforcement des mesures d’hygiène et le confinement diminuent transitoirement leur incidence).
  • La prise en charge des maladies chroniques doit continuer de même que les programmes de vaccination.
  • La majorité des enfants infectés par le COVID-19 sont peu symptomatiques et consulteront en cabinet médical pour des infections respiratoires peu sévères.
  • Certains enfants peuvent être porteurs asymptomatiques du COVID-19 et donc potentiellement contagieux, soit avant l’apparition des signes cliniques, soit en phase de guérison.

 Ce qu’il faut comprendre

  • Les coronavirus se transmettent essentiellement par les grosses gouttelettes émises en parlant, mais surtout en toussant et en éternuant. Le risque de transmission au sein d’une famille semble beaucoup plus important que dans les autres situations.

Conséquences :

Une distance de 1 à 2 m est suffisante pour limiter le risque de transmission.

Les masques chirurgicaux sont nécessaires pour tous les sujets présentants des symptômes respiratoires afin de limiter la diffusion du virus.

Les masques chirurgicaux sont généralement suffisants pour protéger les personnels de santé dans les soins courants.

  • Une transmission minime par les petites gouttelettes est possible

Conséquences :

Aux stades I et II de l’épidémie et a fortiori pour les formes les plus graves de la maladie ou lors de gestes respiratoires invasifs, des mesures plus contraignantes peuvent être nécessaires (masque FFP2, lunettes de protection,  surblouse, gants).

  • Comme pour tous les virus respiratoires la transmission par les mains joue un rôle non négligeable

Conséquences :

Le lavage des mains à l’eau et au savon est efficace à condition qu’il soit bien fait et dure suffisamment longtemps (20 à 30 secondes), suivi d’une friction hydroalcoolique avant et après chaque examen clinique.

Les solutions hydroalcooliques doivent être utilisées à chaque fois qu’une source d’eau n’est pas disponible pour les patients, et avant les soins pour les professionnels de santé. De plus il est possible qu’ils aient un effet rémanent (le produit restant actif plusieurs minutes).

  • Les coronavirus peuvent persister quelques heures à quelques jours sur les surfaces et les objets, mais sont sensibles aux désinfectants habituels des surfaces (spray, lingettes, liquides)

Conséquences :

Supprimer les objets non nécessaires des salles d’attente et consultations, ainsi que les livres d’enfants et les journaux

Désinfecter souvent les surfaces et les objets indispensables (ordinateur, écrans, téléphone …).

Les mesures à prendre en cabinet médical de ville

Organiser au mieux les consultations

afin que les patients se croisent le moins possible en salle d’attente

  • Aménager la salle d’attente: supprimer les jouets contaminants, mettre à disposition une solution hydroalcoolique à l’entrée,
  • Organiser les plages de rendez-vous en dissociant les horaires de consultations systématiques et les rendez-vous des enfants malades, même en cas de consultations urgentes, éviter les retards et l’attente des patients en salle, reporter les consultations qui peuvent l’être,
  • Demander dans la mesure du possible aux familles de ne pas venir à plusieurs en consultation,
  • Proposer un masque à tous ceux qui présentent des signes respiratoires (rhinorrhée, éternuement, toux…) ou de la fièvre, à ceux qui sont susceptibles de l’accepter (avant 5 à 6 ans c’est illusoire)
    Les médecins peuvent se procurer un lot de masques et des affiches d’information pour leurs patients auprès de leur pharmacie.
  • En période d’épidémie, il parait prudent de conseiller aux médecins et personnel d’accueil des cabinets libéraux de porter un masque chirurgical pour toutes les consultations comme il est actuellement conseillé pour le personnel médical et paramédical des urgences.

  • Les conditions de la télémédecine sont assouplies: suppression de l’obligation d’avoir reçu le patient dans l’année précédente en consultation présentielle.

Estimer au téléphone le risque d’infection par le coronavirus: une première appréciation peut être faite par un Questionnaire téléphonique

Appliquer les mesures barrières

Les mesures barrières en cabinet médical doivent renforcer celles qui sont recommandées en population générale:

  • Geste 1 : Se laver les mains souvent
  • Geste 2 : Se couvrir le nez et la bouche avec son bras (et non sa main) quand on tousse ou éternue
  • Geste 3 : Se moucher dans un mouchoir à usage unique, le jeter et se relaver les mains
  • Geste 4 : Porter un masque lorsqu’on est malade (notamment lorsqu’on est en contact avec des personnes fragiles).
Affiche AFPA d’informations et gestes barrières pour votre salle d’attente Affiche Coronavirus: les gestes barrière

La consultation dans le bureau médical

  • Renforcer l’hygiène de base

Aérer les pièces fréquemment toutes les ½ heures, baisser le chauffage de la salle d’attente.

Enlever des pièces où sont reçus les patients, les objets non nécessaires : petits jouets, livres pour enfants, journaux…

Désinfecter 2 à 3 fois par jour les surfaces et les objets encore nécessaires

Désinfecter après chaque utilisation) la table d’examen, les instruments diagnostiques (stéthoscope, otoscope, mètre, balance…)

  • L’hygiène des mains est essentielle
      Le lavage des mains à l’eau et au savon est efficace à condition qu’il soit bien fait et dure suffisamment longtemps (20 à 30 min), suivi d’une Friction Hydro- Alcoolique (FHA) avant et après chaque examen clinique

Les solutions hydro-alcooliques doivent être utilisées à chaque fois qu’une source d’eau n’est pas disponible pour les patients. De plus, il est possible qu’ils aient un effet rémanent, les produits restant actifs plusieurs minutes.

  • Le port du masque chirurgical est suffisant pour la majorité des soins courants à condition qu’il soit bien porté, sur une période < 4 heures, en évitant de le toucherLa disponibilité des masques n’étant pas assurée, un masque mis devrait être gardé le plus longtemps possible sans dépasser 4 heures. En pratique, la majorité des consultations auront lieu avec un masque chirurgical.Même s’il pourrait être plus efficace dans la prévention d’une contamination, le port toute la journée d’un masque type FFP2 en consultation « habituelle » apparait illusoire : Il est bien plus difficile à supporter sur plusieurs heures.
    La question du port d’un masque type FFP2 peut se poser pour des prélèvements oro ou rhinopharyngés, associé à des lunettes de protection.Consultez les consignes d’utilisation des masques de protection issus du stock d’état

Situations de « contact étroit »

Un contact étroit est une personne qui a partagé le même lieu de vie (famille, même chambre…) que le cas confirmé ou a eu

  • un contact direct avec lui, en face à face, à moins d’1 mètre du cas et/ou pendant plus de 15 minutes, au moment d’une toux, d’un éternuement ou lors d’une discussion;
  • flirt ; amis intimes;
  • voisins de classe ou de bureau ; voisins du cas dans un moyen de transport de manière prolongée;
  • personne prodiguant des soins à un cas confirmé ou personnel de laboratoire manipulant des prélèvements biologiques d’un cas confirmé, en l’absence de moyens de protection adéquats;
  • S’ajoute au 27 février 2020: tout contact à partir de 24 h précédant l’apparition des symptômes d’un cas confirmé.

A consulter:

Document de formation sur le Covid-19 pour les professionnels
élaboré par la mission nationale COREB

 

Les contacts

Questionnaire d’un sujet suspect de contact avec Covid-19 (en dehors du milieu hospitalier) Fiche de recommandations à donner à un sujet ayant été en contact avec un cas confirmé Guide élaboré par Santé Publique France avec un chapitre concernant la médecine de ville Airport Travellers screening

Les sites d’information sur le coronavirus

Gouvernement français Informations coronavirus
Ministère de la Santé Le coronavirus Covid-19

Santé Publique France Informations pour les professionnels de santé

Mission nationale Risques épidémiques et biologiques
Société Française d’Hygiène Hospitalière Recommandations et vidéos pédagogiques

HCSP Avis relatif à la prise en charge des cas de SARS-CoV2
OMS Informations sur le coronavirus 2019
ECDC informations sur le coronavirus 2019
ECDC Distribution géographique des cas

Worldometer Informations sur les cas mondiaux en temps réel

Dossier  mis à jour le 28 mars 2020